Le mocassin haudenosaunee représente les peuples haudenosaunee et, plus largement, la présence iroquoienne liée à la ville de Québec, à la région du Saint-Laurent et aux réseaux diplomatiques plus vastes du nord-est de l’Île de la Tortue. Dans la collection de Moccasin Identifier, ce mocassin est lié à la ville de Québec, au Québec, et identifié dans les notes de conception de MI comme Haudenosaunee.
Ce mocassin reflète le savoir-faire en matière de conception des Forêts de l’Est, façonné par les déplacements,
les relations avec les matériaux, la diplomatie et un travail décoratif très détaillé. Il s’agit d’un mocassin en une seule pièce, arrivant à la cheville, confectionné en peau de cerf fumée, doté d’une couture centrale sur le dessus et d’une couture en T à l’arrière. Le revers fendu rabattu et la couture en fil tendineux témoignentd’une fabrication soignée, tandis que l’empeigne est ornée de piquants de porc-épic torsadés et teints.
Sur le plan matériel et artistique, ce mocassin haudenosaunee est à la fois fonctionnel et porteur d’une profonde signification symbolique. Ces motifs en épines utilisent souvent des couleurs telles que le rouge, le vert, le jaune et le blanc, et forment des motifs créatifs en forme de U autour de la couture centrale de l’empeigne. Les motifs du revers représentent la terre, les plantes, les dômes célestes et l’esprit dans l’univers, avec une bordure en ruban et une bordure à pois en perles qui ajoutent des détails supplémentaires. Le motif du mocassin « haudenosaunee » comprend d’anciens motifs complexes réalisés en piquants de porc-épic, ainsi que des styles plus récents de broderies en perles en relief et de motifs en velours noir.
Ce mocassin permet également de découvrir les relations des Haudenosaunee avec la terre, la diplomatie et la responsabilité. La Confédération haudenosaunee a longtemps maintenu des traditions sophistiquées en matière de gouvernance, de droit et de spiritualité, enracinées dans l’équilibre, la paix et la responsabilité, de génération en génération. Le traité de la Grande Paix de Montréal de 1701 a réuni plus de 30 Premières Nations et les Français après des années de conflit. L’accord a contribué à instaurer la paix, à rendre les routes de voyage et de commerce plus sûres, à faciliter l’accès aux terrains de chasse et à réduire la violence dans la région.
Les traités et les relations diplomatiques n’étaient pas seulement des accords écrits. Ils s’exprimaient par des discours, des cérémonies, des cadeaux, des wampums et des symboles. Le traité de Niagara de 1764 a ensuite renforcé l’importance de l’alliance et de la paix entre les Premières Nations et la Couronne britannique. Les ceintures de wampum, notamment la Chaîne d’alliance et le Wampum à deux rangées, représentaient des promesses d’amitié, de respect et de chemins séparés permettant d’avancer côte à côte sans interférence.
Pour les visiteurs d’aujourd’hui, ce mocassin nous rappelle que la présence et l’influence des Haudenosaunee sont anciennes et perdurent. Grâce à sa peau de cerf fumée, à sa couture centrale, à son revers fendu replié, à ses motifs en piquants de porc-épic, à ses bordures en ruban et à ses motifs inspirés de l’univers, le mocassin haudenosaunee incarne le mouvement, la diplomatie, le savoir-faire artistique et le lien spirituel avec la terre. Dans le contexte de Moccasin Identifier, il invite les apprenants à comprendre la présence des Haudenosaunee non seulement à travers l’histoire, mais aussi à travers des responsabilités vivantes enracinées dans la terre, la création, la relation, la paix et le respect.
Le mocassin wendat représente les peuples wendat et, plus largement, la présence iroquoienne liée à la ville de Québec, au Québec et à la région du Saint-Laurent. Dans la collection de Moccasin Identifier, ce mocassin est lié à la ville de Québec et identifié dans les notes de conception de MI comme Wendat et Iroquois.
Ce mocassin reflète le savoir-faire en matière de conception des Forêts de l’Est, façonné par les déplacements, l’horticulture, le commerce, la diplomatie et les échanges artistiques. Il s’agit d’un mocassin en deux parties, arrivant à la cheville, doté d’une longue empeigne supérieure et d’un long revers. Ce modèle à semelle souple présente un bout froncé ou plissé. Il est confectionné en cuir de cerf teint à la noix et orné de broderies en poils d’élan sur l’empeigne et le revers.
Sur le plan matériel et artistique, ce mocassin wendat est à la fois beau et porteur d’une signification liée à la terre. La broderie utilise souvent des couleurs vives telles que le blanc, le jaune, le bleu, le rose et l’orange, avec des motifs floraux qui peuvent inclure des roses, des chardons et d’autres fleurs sauvages. Ce modèle est orné d’un iris versicolore brodé sur l’empeigne, tandis que le revers est bordé de tissu de traite.
Le revers véhicule également une symbolique horticole liée au savoir des Wendats et à leur rapport à la terre. Les lignes horizontales représentent la terre, les lignes courbes représentent les plantes et les lignes en boucles évoquent les fleurs et la croissance des arbres. Le revers comporte des motifs représentant l’eau et une graine qui commence à germer, reflétant les cycles de croissance, de renouvellement et de soin.
Ce mocassin est également lié à la longue histoire de la diplomatie wendate dans les régions du Saint-Laurent et des Grands Lacs. Le résumé du traité indique que le grand chef huron-wendat Kondiaronk a joué un rôle majeur en encourageant les pourparlers de paix qui ont mené au traité de la Grande Paix de Montréal en 1701. Pendant les pourparlers, de nombreuses nations se sont réunies à Montréal pour des discours, des cérémonies, des cadeaux et des discussions, suivant des pratiques diplomatiques qui mettaient l’accent sur les relations, la responsabilité et la paix.
Le traité de la Grande Paix de Montréal ne portait pas sur la cession de terres. Il s’agissait de paix, d’amitié, de voyages plus sûrs, de commerce, d’accès aux terrains de chasse et du retour des prisonniers. Il a contribué à remodeler les relations entre les Premières Nations et les puissances coloniales françaises et est resté important jusqu’à la prise de contrôle de la Nouvelle-France par les Britanniques en 1760.
Pour les visiteurs d’aujourd’hui, ce mocassin nous rappelle que la présence et l’influence des Wendats sont anciennes et perdurent. Grâce à sa peau de cerf teinte au noyer, à sa fabrication à bout plissé, à sa broderie en poils d’élan, à son motif d’iris bleu, à ses bordures en tissu de traite et à ses symboles de la terre, de l’eau, des plantes, des fleurs et des arbres, le mocassin wendat incarne la résilience, la croissance, la diplomatie, le savoir-faire artistique et le savoir lié à la terre. Dans le contexte de Moccasin Identifier, il invite les apprenants à comprendre la présence des Wendats non seulement à travers l’histoire, mais aussi à travers des responsabilités vivantes enracinées dans la terre, le renouveau, la relation, la paix et le respect.