Mocassin de Victoria

Le mocassin lekwungen salish de la côte représente les peuples lekwungen et, plus largement, la présence salish de la côte dans le sud de l’île de Vancouver, y compris les terres et les eaux autour de l’actuelle Victoria, en Colombie-Britannique. Dans la collection de Moccasin Identifier, ce mocassin est lié aux traités de l’île de Vancouver de 1850 à 1854, également connus sous le nom de traités de Douglas ou de traités de Fort Victoria.

Ce mocassin reflète le savoir-faire en matière de conception de la côte, façonné par la terre, le littoral, les déplacements et les matériaux changeants. Il s’agit d’un mocassin en une seule pièce, arrivant à la cheville, confectionné en cuir de peau de cerf tanné, doté d’une couture latérale cousue et d’une couture à l’arrière du talon. Les chaussures de la côte nord-ouest comprennent des modèles de mocassins à semelle dure et à semelle souple, adaptés au

relief côtier. Les fibres de cèdre tressées constituaient également une protection traditionnelle pour les pieds des peuples de la côte ouest, illustrant ainsi les multiples façons dont les chaussures s’adaptaient au lieu et à l’environnement.

Les chaussures de la côte nord-ouest comprennent des modèles de mocassins à semelle dure et à semelle souple, adaptés au terrain côtier, au mouvement et à l’environnement. Les fibres de cèdre tressées constituaient également une protection traditionnelle pour les pieds des peuples de la côte ouest, illustrant ainsi les multiples façons dont les chaussures s’adaptaient au lieu et aux matériaux disponibles. Au fil du temps, la peau d’animal, les perles et d’autres matériaux issus du commerce ont influencé les styles et les éléments de conception des mocassins, tandis que les traditions de la chaussure des Salish de la côte ont continué à refléter l’identité, la terre et les relations.

Ce mocassin permet également de découvrir l’histoire complexe des traités de l’île de Vancouver. Entre 1850 et 1854, James Douglas, agissant pour la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Couronne britannique, a conclu quatorze accords avec les Premières Nations de l’île de Vancouver. Le résumé des traités explique que ces accords ont été conclus alors que la Grande-Bretagne et la Compagnie de la Baie d’Hudson cherchaient à obtenir des terres pour la colonisation, l’agriculture, l’exploitation minière et l’expansion coloniale. Les Premières Nations vivaient déjà sur ces terres, les gouvernaient et en dépendaient pour leur survie, leur culture et leur identité bien avant l’arrivée des fonctionnaires coloniaux.

De nombreux dirigeants des Premières Nations ont entamé ces négociations en comprenant qu’ils acceptaient de partager les terres ou d’en permettre une utilisation limitée aux nouveaux arrivants, et non d’en céder définitivement la propriété telle que définie par le droit européen. Les traités ont été rédigés en anglais, en utilisant des concepts juridiques inconnus de nombreux signataires des Premières Nations, et ont souvent été mal expliqués. Bien que les traités promettent le maintien des droits de chasse et de pêche « comme auparavant » et la protection des villages et des terres cultivées, ces promesses ont souvent été ignorées ou restreintes à mesure que les populations de colons augmentaient.

Les traités Douglas ne couvraient qu’une petite partie de ce qui est aujourd’hui la Colombie-Britannique, mais ils continuent d’avoir une signification juridique et culturelle aujourd’hui. Ils restent au cœur des discussions en cours sur la reconnaissance des terres, les droits issus de traités, la chasse, la pêche, l’autodétermination et la réconciliation. Pour les peuples lekwungen salish de la côte, ces histoires ne sont ni lointaines ni abstraites. Elles sont liées à des relations vivantes avec la terre, l’eau, la communauté et la responsabilité.

Pour les visiteurs d’aujourd’hui, ce mocassin nous rappelle que la présence des Salish de la côte Lekwungen à Victoria est ancienne et perdure. Grâce à sa peau de cerf, à ses perles florales Pacific Dogwood, à son revers replié, à sa structure côtière et à sa conception ancrée dans le territoire, le mocassin salish incarne l’adaptation, la résilience et la continuité culturelle. Dans le contexte de Moccasin Identifier, il invite les apprenants à comprendre les traités de l’île de Vancouver/Douglas non seulement comme des accords historiques, mais aussi comme des responsabilités vivantes liées à la terre, à l’eau, à une relation respectueuse et à l’importance d’honorer ses promesses.

This project has been made possible in part by the Government of Canada.
Ce projet a été rendu possible en partie grâce au gouvernement du Canada.