Moccasins de la Région de l’Atlantique

Une reconnaissance essentielle pour la région de l’Atlantique

Bien que ce premier pochoir consacré aux provinces maritimes et à la région de l’Atlantique représente un mocassin mi’kmaq, Moccasin Identifier reconnaît que la région de l’Atlantique abrite d’autres nations distinctes et souveraines, notamment les Wolastoqiyik, les Passamaquoddy et les Peskotomuhkati, entre autres.

Le pochoir mi’kmaq représente un point de départ basé sur la première phase de notre portée régionale des capitales. Il n’est pas censé représenter toutes les Nations du paysage atlantique.

La recherche sur le résumé des traités nous rappelle également que les traités de paix et d’amitié ont été conclus avec plusieurs Premières Nations dans ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, certaines parties du Québec et le nord-est des États-Unis, notamment les peuples Mi’kmaq, Wolastoqiyik/Maliseet, Passamaquoddy, Abenaki et Penobscot.

 Ces traités portaient sur la paix et l’amitié, et non sur la cession de terres. Ils conservent aujourd’hui leur importance juridique et culturelle.

L’objectif de Moccasin Identifier est de continuer à établir des relations, à rechercher des partenariats et à obtenir des fonds pour soutenir la conception de pochoirs dédiés qui honorent les connaissances distinctes en matière de chaussures, les territoires et les histoires des nations sœurs dans toute la région de l’Atlantique.

Les Oonisk Mi'kmaq d’avant le contact

Les Oonisk Mi’kmaq incarnent le savoir-faire ancestral des Mi’kmaq en matière de chaussures d’avant le contact, ainsi que le lien profond et durable qui unit les peuples Mi’kmaq à Mi’kma’ki, leur territoire traditionnel. Le Mi’kma’ki s’étend sur toute la région de l’Atlantique, y compris la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve, la péninsule gaspésienne du Québec et le nord du Maine.

L’Oonisk est un mocassin monobloc à semelle souple, traditionnellement fabriqué à partir du jarret de la patte arrière d’un élan. Le matériau est soigneusement coupé au-dessus de l’articulation naturelle pour la hauteur de la botte et en dessous de l’articulation pour la taille du pied, ce qui permet à la forme naturelle de l’animal de contribuer à former la structure de la chaussure. Le modèle comporte généralement une seule couture cousue au niveau des orteils, avec une languette créée par une ou deux fentes et fixée par un laçage

Dans la langue mi’kmaq, « Oonisk » signifie « les chaussures fabriquées à partir du jarret d’un élan ». Ce nom décrit directement le matériau et la méthode de fabrication, montrant à quel point la langue, la terre, la connaissance des animaux et la conception sont profondément liées.

Ce modèle représente une technologie entièrement naturelle, antérieure au contact avec l’Occident, utilisée depuis des milliers d’années. La peau d’élan offrait une durabilité, une souplesse, une chaleur et une protection adaptées à l’environnement du Mi’kma’ki. Sa construction reflète une connaissance approfondie de l’anatomie animale, des mouvements saisonniers, des matériaux disponibles et des besoins pratiques liés aux déplacements dans les forêts, les zones humides, les côtes et aux conditions météorologiques changeantes.

L’Oonisk a également une signification régionale et culturelle. Les recherches indiquent que les communautés mi’kmaq d’autres régions appelaient les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse « Oonisk » parce que c’était le nom des chaussures qu’ils portaient. De cette façon, l’Oonisk est désormais lié non seulement à la chaussure, mais aussi à l’identité, au lieu, à la reconnaissance et aux relations.

Ce mocassin rappelle également aux apprenants que les relations des Mi’kmaq avec la terre sont bien antérieures à la conclusion des traités coloniaux. La préface du résumé des traités explique que les peuples autochtones occupent ces terres depuis des temps immémoriaux, leur mode de vie étant façonné par des liens étroits avec le monde naturel, les histoires orales, les cérémonies et les enseignements des aînés. Elle souligne également que la terre n’était pas considérée comme une marchandise à posséder, à acheter ou à vendre, mais comme une relation vivante impliquant des responsabilités, une source de nourriture, de remèdes, d’abri et une signification spirituelle.

Pour les visiteurs d’aujourd’hui, l’Oonisk nous rappelle que la présence des Mi’kmaq à travers le Mi’kma’ki est ancienne et continue. Grâce à sa structure en jarret d’élan, sa forme monobloc, sa semelle souple, sa couture au niveau des orteils, sa languette fendue et sa connaissance des matériaux naturels, l’Oonisk reflète l’innovation, la résilience et une relation profonde avec la terre et les animaux.

Dans le contexte de Moccasin Identifier, les Oonisk invitent les apprenants à comprendre les chaussures Mi’kmaq comme un savoir vivant transmis par la langue, la terre, la conception et la continuité culturelle.

Le mocassin Mi'kmaq en cuir perlé après le contact avec l'Occident

Le mocassin Mi’kmaq en cuir perlé après le contact avec l’Occident représente l’évolution continue des traditions Mi’kmaq en matière de chaussures à cette époque. Alors que l’Oonisk reflète la technique de fabrication à base de jarret d’élan pratiquée avant le contact avec les Européens, ce modèle de mocassin plus récent montre comment les artisans mi’kmaq se sont adaptés à de nouveaux matériaux tout en continuant à transmettre leur savoir-faire traditionnel en matière de fabrication.

Ce mocassin est un modèle monobloc à semelle souple, fabriqué à partir de peau de cerf tannée ou de cuir de bovin. Après le contact avec les Européens, de nouveaux matériaux tels que la peau de cerf, le cuir de bovin et les perles de verre sont devenus plus facilement disponibles grâce au commerce et à la colonisation. Ces matériaux ont influencé à la fois la fabrication et la décoration, tandis que les fabricants Mi’kmaq ont continué à mettre en œuvre leur savoir-faire ancestral en matière de forme, d’ajustement, de mouvement et de fonctionnalité.

Sur le plan matériel et artistique, le mocassin Mi’kmaq après le contact avec l’Occident est à la fois une adaptation et une expression culturelle. La broderie décorative de perles sur l’empeigne constitue désormais un élément de conception important, ce qui permet aux fabricants d’exprimer leur identité culturelle, leur innovation artistique et leurs styles familiaux ou

ou régionaux à travers des motifs floraux et géométriques. Les notes internes du MI décrivent ce mocassin comme un modèle monobloc à semelle souple, fabriqué à partir de peau de cerf tannée ou de cuir de bovin et décoré de perles de verre sur l’empeigne.

Ce modèle ne remplace pas l’Oonisk. Au contraire, il témoigne d’un continuum de savoir Mi’kmaq. Les deux modèles, à savoir l’Oonisk d’avant le contact avec l’Occident et les mocassins en cuir perlé après le contact avec l’Occident, illustrent l’innovation Mi’kmaq au fil du temps. Ils témoignent de la pérennité des techniques autochtones alors que les matériaux, les relations commerciales et les pratiques artistiques ont évolué.

Ce mocassin est également lié à l’histoire plus large des traités dans la région de l’Atlantique. Entre 1725 et 1779, les Britanniques ont conclu une série de traités de paix et d’amitié avec plusieurs Premières Nations sur les territoires qui correspondent aujourd’hui à la Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard à certaines parties du Québec et au nord-est des États-Unis, notamment avec les peuples Mi’kmaq, Wolastoqiyik/Maliseet, Passamaquoddy, Abénaquis et Penobscots. Ces nations faisaient partie de la Confédération wabanaki, qui travaillait de concert pour protéger leurs terres et leurs modes de vie.

Les traités de paix et d’amitié portaient sur la paix, les relations et la coexistence. Il ne s’agissait pas d’accords de cession de terres. Le résumé des traités explique que ces traités ont confirmé que les Premières Nations n’ont jamais abandonné leurs terres et qu’elles avaient toujours le droit de chasser, de pêcher, de cultiver et de vivre librement sans ingérence. Il souligne également que les traités de paix et d’amitié restent juridiquement valables au Canada et rappelle que ces terres étaient censées être partagées dans la paix et l’amitié, et non confisquées.

Pour les visiteurs d’aujourd’hui, ce mocassin nous rappelle que la culture mi’kmaq n’est pas figée dans le passé. Elle est évolutive, créative et toujours vivante. Grâce à sa semelle souple, à sa fabrication en cuir, à ses perles et à son lien constant avec la forme traditionnelle, le mocassin mi’kmaw en cuir perlé incarne la résilience, le savoir-faire artistique, la continuité culturelle et le lien avec le Mi’kma’ki.

Dans le contexte de Moccasin Identifier, il invite les apprenants à comprendre les chaussures Mi’kmaq à la fois comme un savoir ancestral et une conception vivante, tout en reconnaissant également les traités de paix et d’amitié comme des relations vivantes enracinées dans la terre, la responsabilité et le respect.

This project has been made possible in part by the Government of Canada.

Ce projet a été rendu possible en partie grâce au gouvernement du Canada.

Partenariats communautaires : aidez-nous à développer la collection de pochoirs de l'Atlantique

Moccasin Identifier invite activement les communautés des Premières Nations, les aînés, les gardiens du savoir, les artistes et les créateurs d’un océan à l’autre à s’associer à nous.

Nous recherchons des partenariats pour :

Partager les connaissances

Nous aider à rechercher des archétypes de chaussures traditionnelles liés à votre territoire, à votre nation et à votre communauté.

Concevoir des pochoirs

Travailler avec notre équipe de commissaires pour introduire des motifs historiques et culturels distincts dans le programme éducatif national.

Marquer votre territoire

Proposer des installations consacrées à la connaissance du territoire, des panneaux commémoratifs des traités et des ressources pédagogiques directement aux conseils scolaires locaux, aux municipalités, aux espaces communautaires et aux lieux publics.

Comment participer : cliquez ici pour remplir notre formulaire d’admission des partenaires communautaires.